« Anticapitalisme » : différence entre les versions

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*La recherche de travailleurs.euses, de force productive (ou main-d'oeuvre, dans le vocabulaire des affaires) au prix le plus bas possible (exploitation des personnes)
*La recherche de travailleurs.euses, de force productive (ou main-d'oeuvre, dans le vocabulaire des affaires) au prix le plus bas possible (exploitation des personnes)
*La recherche de la législation environnementale la plus permissive (exploitation de la nature)
*La recherche de la législation environnementale la plus permissive (exploitation de la nature)


La relocalisation d'entreprises se fait avec comme motif d'accroître les profits dans une logique de rentabilisation accrue. Certains pays du Sud global souhaitent aussi attirer ce capital étranger afin d'en profiter (dans les faits, de façon très limitée). Il en découle un assouplissement des normes environnementales et de travail par l'élite au détriment de la population.
La relocalisation d'entreprises se fait avec comme motif d'accroître les profits dans une logique de rentabilisation accrue. Certains pays du Sud global souhaitent aussi attirer ce capital étranger afin d'en profiter (dans les faits, de façon très limitée). Il en découle un assouplissement des normes environnementales et de travail par l'élite au détriment de la population.

Version du 30 novembre 2021 à 17:11

L'anticapitalisme : une critique du capitalisme contemporain particulièrement de :

  • Son aspect global
  • Son caractère institutionnel
  • Sa nature néolibérale [#]

Pourquoi critiquer ces aspects?

« ​​En gros, le capitalisme global et corporatiste, guidé par la recherche d'un profit toujours plus grand menace sérieusement [les écosystèmes], détruit la vie de communautés entières majoritairement localisées dans le Sud global et fragilise nos démocraties [réelles et prétendues] ».


Rajoutons à cela qu'il perpétue et renforce les systèmes d'oppression.

  • « [...] en tant que système d'accumulation et de dépossession, le capitalisme a justifié l'expansion européenne et l'exploitation coloniale de la majorité des peuples de la planète et la spoliation des terres qu'ils habitent ».
  • Ce modèle d'organisation sociale a été mis en place par des groupes occidentaux historiquement privilégiés notamment les seigneurs au sein du système féodal. Par leur colonialisme et idéologie raciste entremêlés, l'enrichissement des mêmes individus a pu s'accroître. Aujourd'hui, les personnes profitant le plus du système capitaliste sont vraisemblablement descendantes des groupes les plus privilégiés de la période précoloniale et coloniale. Ce rapport lucratif au capitalisme découle de leur position sociale : elles appartiennent au groupe dominant. Nous nommerons les membres de ces groupes qui s'enrichissent au quotidien « capitalistes » afin de faciliter l'explication de l'anticapitalisme.
  • Le capitalisme s'appuie sur la domination : son développement est nourri par une idéologie raciste et colonialiste (John Locke la reflète bien). Il s'inscrit dans d'autres rapports et systèmes inégaux préexistants tels que le sexisme, spécisme et le capacitisme. L'oppression qu'il engendre est universelle, affectant chaque groupe à des niveaux différents. Ainsi, la lutte anticapitaliste se doit d'être intersectionnelle.

Critique large

Selon le Dictionary of Alternatives, la critique large du capitalisme défendue par le courant anticapitaliste est la suivante (avec des détails ajoutés par le HUB) :


La libéralisation du capital (mise en place par les capitalistes ayant un pouvoir d'action sur les institutions façonnées par eux.elles) a permis sa liberté de déplacement.


Par conséquent, les grandes entreprises eurent de nouvelles visées précises :

  • La recherche de travailleurs.euses, de force productive (ou main-d'oeuvre, dans le vocabulaire des affaires) au prix le plus bas possible (exploitation des personnes)
  • La recherche de la législation environnementale la plus permissive (exploitation de la nature)


La relocalisation d'entreprises se fait avec comme motif d'accroître les profits dans une logique de rentabilisation accrue. Certains pays du Sud global souhaitent aussi attirer ce capital étranger afin d'en profiter (dans les faits, de façon très limitée). Il en découle un assouplissement des normes environnementales et de travail par l'élite au détriment de la population.

Enjeux

En plus de l'exploitation des personnes et de la nature, le capitalisme aggrave les injustices existentes par plusieurs mécanismes.

  • La libéralisation des échanges commerciaux entraîne une concentration autour de grandes compagnies ou corporations multinationales. Elles s'enrichissent économiquement et acquièrent du pouvoir sur les travailleur.euse.s, consommateur.rice.s et citoyen.ne.s.
  • Ce pouvoir a été institutionnalisé, c'est-à-dire qu'on a mis en place des structures afin qu'il soit protégé, reproduit et préservé dans le temps par la création d'organisations internationales comme le Fond Monétaire International, la Banque Mondiale et l'Organisation Mondiale du Commerce.
  • Les gouvernements capitalistes légifèrent aussi en conséquence et à l'avantage des grandes compagnies suivant l'idéologie du néolibéralisme.
  • Les pays du Sud global qu'ils aient été/soient en accord ou non avec la libéralisation du capital et des échanges commerciaux n'eurent pas leur mot à dire à ce sujet. Ils furent forcés à y participer et en faire profiter les pays du Nord global notamment par les programmes d'ajustements structurels, oeuvre de puissances mondiales aux intérêts convergents.